"On poursuit le top de mes lectures 2025 et aujourd'hui on fait une petite sociologie des serial killers."
"On poursuit le top de mes lectures 2025 et aujourd'hui on fait une petite sociologie des serial killers."
Si on ne devait recommander qu'un seul livre, cette année, ce serait sans doute celui-ci.
La vidéo reprend la thèse soutenue dans L'Inhumanité, publié en 2024.
Lien vers la vidéo : https://www.youtube.com/watch?v=CgRFuqiZGGY
La chasse à la "corruption" est au cœur de Résister à la corruption (Eric Alt et Elise van Beneden, 2022) et Crépuscule (Juan Branco, 2019), deux ouvrages qui présentent le même défaut : une critique superficielle du "système", géré aujourd'hui par des personnes "corrompues", un "système" pourtant fondamentalement inégalitaire et mortifère dès l'origine... En voici une petite lecture critique.
Une très bonne analyse du parcours de The Riddler, le tueur en série qui apparait dans le dernier Batman, qui s'appuie sur mon bouquin "L'inhumanité" :
[Ce billet illustre la définition du "travail" donnée par Bernard Friot par la critique de deux documentaires de Pierre Carles, définition qui s'éloigne à la fois du "rejet du travail" (très répandu dans le monde libertaire) et de la défense de la "valeur travail" (qui enthousiasme la droite comme la fausse gauche à la Ruffin ou Roussel)]
Deux documentaires du très bon réalisateur Pierre Carles, Attention danger travail (2003) et Volem rien foutre al païs (2007), traitent de la question du « travail ». Dans le premier, on nous montre les aspects les plus détestables du monde de l’entreprise (recrutement avec propagande patronale, management qui pousse les « collaborateurs » à être le plus productif possible, travail à la chaîne épuisant et démoralisant, etc.) alternant avec des entretiens avec des personnes heureuses d’être au chômage, qui ont renoncé à l’idée de trouver un emploi et ont malgré cela « une vie sociale très riche » (comme l’indique un intervenant). Ce film renforce donc notre détestation du monde du « travail » et notre désir de le fuir. Justement, le second documentaire nous propose des alternatives possibles. On suit des personnes ayant rompu avec le marché du travail, qui peuvent vivre du RMI ou de leur production (élevage ou agriculture). Alors que les forces politiques réactionnaires défendent la « valeur travail », il est tentant de la rejeter, comme le font certains protagonistes du film. Ce qui les amène à une réflexion sur la nature de leurs activités et la distinction entre « travail » et « activité » qui est en réalité un travail non reconnu socialement (c’est-à-dire par l’État)[1], comme l’a été (et l’est encore en partie) le travail domestique assigné généralement aux femmes. Le rejet du « travail » (qui est en réalité le rejet de l’« emploi » dans une entreprise capitaliste) est ambigu : il est à la fois une conquête sur la souveraineté de son travail (on est maître de ce que l'on fait et souhaite produire), mais également une concession faite à la représentation dominante de sa propre activité, qui n’est pas revendiquée ici comme étant un véritable travail. Et ce dernier point ne peut changer qu’à condition de mener une bataille contre l’État (capitaliste) qui décide de façon arbitraire de ce qui relève du « travail » ou pas. Autrement dit, la conquête d’une souveraineté sur son travail doit être menée à un niveau national, afin de changer les représentations[2] et la Loi.
Selim Derkaoui
https://www.monde-diplomatique.fr/2024/12/DERKAOUI/67857
[Ce texte devait figurer dans Laurent
Denave, Combattre la domination. De la démystification
à l’émancipation, manuscrit inédit (disponible sur z-library).]
Beaucoup de militants voudraient « changer le monde sans prendre le pouvoir ». Des initiatives locales se multiplient, des petits îlots de résistance poussent ici ou là. Lutter hors du pouvoir, cela signifie ainsi « créer des cadres collectifs, des cantines autogérées des bibliothèques », etc., mais également « développer des cultures et des pratiques critiques aptes à rivaliser avec la culture dominante ; construire des réseaux de structures alternatives, une puissance collective ; s'auto-éduquer collectivement et par la pratique à de nouvelles façons de fonctionner ; passer à l'action localement, ne pas attendre que le changement nous arrive de l'extérieur »[1]. Ces expériences et pratiques sont importantes mais limitées : elles dépendent toujours des institutions (capitalistes et étatiques) existantes et laissent derrière elles la plus grande partie de la population, soumise à la violence sans limite du capitalisme. Le pouvoir peut s’en accommoder tant que cela reste à la marge de la société et n'implique qu'un faible nombre de gens. Mais si l’on veut véritablement changer le monde (et pas uniquement changer sa vie), il convient de changer les institutions nationales et les lois qui régissent la vie de l’ensemble des citoyens de ce pays.
Comment procéder ? Deux solutions sont souvent évoquées : la prise du pouvoir au niveau national par en bas (communes libres fédérées) ou par en-haut (prise de l’appareil d’Etat).
Paru dans lundimatin#435, le 2 juillet 2024
La lecture critique du roman de Maxime Chattam, La Constance du prédateur, permet de balayer plusieurs idées-reçues sur les tueurs en série qui ont la vie dure, dans la fiction comme les écrits plus spécialisés, ignorant superbement plusieurs décennies d’études sérieuses en sciences sociales sur le sujet.

Suite de l'article : https://lundi.am/La-Constance-de-l-erreur
Si l’apparence d’un individu donne lieu à des jugements dépréciatifs et engendre une souffrance chez celles et ceux qui n’ont pas la chance d’être considérées comme « beaux » ou « belles », on peut se demander si cette injustice n’est pas aggravée par un lien possible entre beauté et réussite sociale. La beauté constitue-t-elle un capital qui favoriserait l’ascension sociale pour une minorité d’individus et désavantagerait au contraire les moins bien lotis ?
Dans un documentaire intitulé Le chic des laids (2019)[1], on découvre le « Club des gens laids » (Club dei brutti), qui rassemble plus de 32 000 membres dans le monde et organise chaque année le concours de « l’homme le plus laid d’Italie ». Ce club, qui était au départ une sorte d’agence matrimoniale offrant son aide aux personnes « pas très séduisantes » désireuses de se marier, est devenu le « défenseur des laids », se donnant pour objectif de « dédramatiser la laideur, en s’en amusant », comme l’explique son président Giannino Aluigi. Le reportage présente ainsi ses membres comme des « insurgés contre le culte de la beauté » :
« « La laideur est une vertu, la beauté une servitude. » Telle est la devise du village italien de Piobbico, dans la région des Marches. Ses quelque 2 000 habitants opposent en effet une résistance farouche au culte de l’apparence, perpétuant chaque année une tradition née en 1879 : le festival des moches. (…) Ils sont nombreux à faire le déplacement car ils ne rateraient sous aucun prétexte les parades chamarrées qui se succèdent à cette occasion, accompagnées de vin, de danses et de chants. De l’avis général, l’élection de l’homme le plus laid d’Italie est le moment phare du festival. Le vote a lieu dans une ambiance joyeuse et détendue. En effet, à Piobbico, personne ne doit avoir de complexe parce que son physique ne correspond pas aux canons de beauté en vigueur. S’il peut prêter à sourire, le sujet est en réalité très sérieux, comme en témoigne « Poldo » Isabettini, grièvement blessé dans un accident qui l’a profondément marqué sur le plan physique et psychique. « L’homme le plus laid d’Italie », c’est lui – un titre qu’il entend bien défendre à Piobbico. Car au-delà de la compétition, il en va de son amour-propre »[2].
Documentaire Le chic des laids (Arte, 2019)
Giannino Aluigi explique que son club reçoit nombre de lettres dans lesquelles leur auteur raconte son expérience personnelle de la laideur, expérience de rejet et de souffrance. Le but du club est donc de faire en sorte que l’on « arrête de stigmatiser la laideur » : « Notre philosophie de vie consiste avant tout à ne pas prêter d’importance au mot laid. C’est à force de répéter « il est moche, il est beau », qu’on fait exister la différence. Il faut arrêter d’accorder de l’intérêt à cette distinction. D’ailleurs la beauté qu’est-ce que c’est ? C’est une façon de voir ! ». Est-ce une façon de nommer les choses ou de les voir ? Et ne plus nommer la chose suffira-t-il à la faire disparaître ? Il n’est pas certain que cette déconstruction d’un mot ou d’une représentation soit vraiment efficace, d’autant que celles et ceux qui fixent les canons de beauté disposent de moyens colossaux pour perpétuer cette représentation. De fait, les industries culturelles et médiatiques, sans parler des mondes politique et économique, n’ont pas l’air d’être spécialement préoccupés par la souffrance générée par le « culte de la beauté »…
Les
tueurs en série, miroir de notre déshumanisation capitaliste ? Les
recherches sur les serial killers ne manquent pas (et encore moins les
séries...), mais Laurent Denave pousse l'analyse infiniment plus loin et
le résultat est passionnant. Refusant strictement la thèse de l'inné ou
de la défaillance cérébrale, ce docteur en sociologie ose clairement
attribuer la naissance du tueur en série à la violence capitaliste.
Au
rythme record d'une information par phrase, l'auteur démontre comment
des sociétés inégalitaires à l'extrême, y compris cristallisées jusque
dans l'univers domestique (la fameuse enfance des criminels), génèrent
des quêtes de vengeance ici sanguinaires.
Chiffres
et études à l'appui, il explique comment le phénomène des tueurs en
série, on le rappelle très récent dans l'histoire de notre évolution,
est le fruit d'un modèle américain poussé au paroxysme de la prédation ;
prédation par ailleurs piégée. Mieux, il montre comment la monstruosité
de ces profils nous renvoie en réalité à une forme d'inhumanité
ordinaire et banalisée : celle de nos systèmes mortifères où une
minorité de puissants écrase des milliards de vies en toute légalité.
Génocides,
guerres meurtrières au nom d'intérêts opaques, crises économiques à
répétition, chômage de masse, concurrence effrénée et stimulée,
humiliations sociales, positions professionnelles dénigrantes,... les
cas de tueurs en série notoires sont exposés, décortiqués, grâce à
Bourdieu, Foucault ou Marx, avec un objectif d'efficacité : cibler et
déconstruire les origines du mal.
Ici,
aucun jugement moral n'est en jeu, ce n'est pas le sujet. Il ne s'agit
pas d'excuser, et encore moins de minimiser les crimes atroces qui ont
été commis, mais de réanimer une forme de généalogie de la violence à
travers une thèse documentée et vraiment instructive sur les notions
complexes de pouvoir, d'oppression, de patriarcat, d'injustices de
classe et même de cannibalisme...
Un livre sorti en février dernier, à se procurer aux Éditions Raisons d'Agir et en librairie indépendante : https://www.librairiesindependantes.com/.../9791097084370/
Infos et Débats | Mr Mondialisation
"À force de polars ou de séries, les serial killers font désormais partie de la culture populaire. Dans le monde réel, leur multiplication serait liée à l’aggravation des inégalités, selon le sociologue Laurent Denave qui publie un livre sur le sujet."
Basta! : De Jack l’Éventreur au Zodiac, les tueurs en série alimentent en scénarios d’innombrables polars, films et séries. En quoi cette figure, qui émerge surtout à partir des années 1980, serait-elle liée au capitalisme ?
Laurent Denave : Ce type de tueurs n’a pas toujours existé dans l’histoire, on les trouve en nombre dans certaines sociétés et moins dans d’autres, ce qui pose question… Dans les sociétés capitalistes occidentales, Europe et Amérique du Nord, depuis au moins le 19e siècle, il existe des serial killers autrement dit des auteurs d’homicides multiples (multicides en anglais) sans mobile apparent, qui agissent le plus souvent selon un même mode opératoire et semblent prendre plaisir à commettre leurs crimes. Dans Serial Murderers and Their Victims, Eric Hickey [universitaire états-unien spécialiste de la psychologie criminelle, ndlr] a recensé 431 tueurs en série ayant sévi aux États-Unis, du début du 19e siècle à la fin du 20e siècle, contre 300 cas ailleurs dans le monde (dont 57 % en Europe). Autrement dit, plus de la moitié des tueurs en série sont étasuniens.
On constate une augmentation importante du nombre de ces tueurs – et plus généralement de meurtres – aux États-Unis dans les années 1970-1980 [plus de 250 tueurs en série sont recensés à cette période, selon la base de données de l’Université de Radford et de l’Université de la côte du golfe de Floride, ndlr]. Dans mon livre, je montre qu’il y a un lien entre cette augmentation et l’évolution du contexte politico-économique, la transformation du système capitaliste et les politiques dites néolibérales, dont les conséquences ont été catastrophiques pour les classes laborieuses américaines, en particulier pour les plus précaires.
L’historien
Jérémy Rubenstein a consacré un excellent ouvrage[1]
à la « doctrine de la guerre révolutionnaire », doctrine
contre-insurrectionnelle née au sein de l’armée française pour le maintien de
l’ordre colonial, qui a été très influente. Deux éléments centraux de cette
doctrine sont nés durant la Seconde Guerre mondiale : les commandos et la
guerre psychologique. « La notion de "guerre psychologique" est
déjà très présente avant le début de la guerre. L’expression est utilisée dès
1920 en Grande-Bretagne et le concept circule à travers le monde sous des
appellations légèrement différentes selon les pays. Ainsi, en Allemagne, Hitler
parle de "guerre mentale", tandis que la notion de "guerre de
l’esprit" s’impose au Japon. Instrument central de cette guerre, la
propagande intéresse alors les acteurs les plus divers : politiques,
journalistes, universitaires, militaires, publicistes, etc. (…) Avec ces
idéologies tranchées et la matérialité du terrain médiatique, les éléments pour
l’affrontement des propagandes sont présents durant toutes les années 1930. La
guerre psychologique ne se réduit toutefois pas à la seule propagande, elle
dispose d’un arsenal plus vaste de méthodes d’intoxication : rumeurs,
illusions d’optique, confusions sonores, etc. »[2].
Il s’agit donc en vérité de toute forme d’endoctrinement ou de « lavage de
cerveau ».
Rubenstein parle à raison de la « justice comme arme centrale de la guerre psychologique » : « La contre-insurrection est productrice de droit au moins dans deux sens. D’une part, elle ne se déploie pas totalement hors d’un cadre légal, elle le change : que ce soit pour brider la brutalité ou pour donner un contour légal à des exactions qui sont la forme d’intervention de fait des forces militaires, les législateurs accompagnent la contre-insurrection, en général par un état d’exception. D’autre part, les tenants de la contre-insurrection considèrent le droit comme une arme psychologique, si bien qu’ils préconisent un usage de la force dans un cadre reconnu comme légitime. Pour eux, une intervention militaire doit être conçue à l’aune de son objectif fondamental de conquête des cœurs et des esprits ; et ce qui permettait de faire accepter la brutalité serait justement son caractère licite ». Dans une moindre mesure, on a vu ces deux principes appliqués en France contre les Gilets Jaunes, le cadre légal s’étant un peu élargi dès avant le mouvement par l’adoption de lois exceptionnelles liées à l’État d’urgence, puis élargies encore un peu plus durant les premiers Actes, lorsqu’on a demandé aux juges de laisser les manifestants en garde-à-vue durant tout le samedi (pour éviter qu’ils retournent manifester) ou en exigeant des peines plus lourdes que de coutume.
En second lieu, le jugement des GJ s’est aussi donné pour objectif « la conquête des cœurs et des esprits », jolie formule pour évoquer la domination symbolique et sa violence exercée par les agents de l’État… Jérémy Rubenstein pense que « l’expérience a montré qu’en pratique, la "justice" conçue comme arme psychologique devient une non-justice ou la simple proclamation d’un arbitraire (…) : la justice est vidée de sa substance pour n’en garder que les aspects ayant des impacts psychologiques immédiats – en l’occurrence la terreur – sur la population, afin de la tenir ». Mais au lieu de conclure que l’on « vide » la justice de « sa substance », ne pourrait-on pas soutenir au contraire que le « juge est nu », autrement dit, qu’apparaît au grand jour ce qui est habituellement dissimulé, à savoir l’action de la Justice réduite à sa fonction politique fondamentale qui est de discipliner les prévenus et mettre en garde la population contre toute velléité de défier l’État ?
Comme l’explique très bien Mattéo Giouse : « Les discours moraux des magistrats sur le contexte et les peines prononcées (…) visent, tant par leur diffusion médiatique que par l’audience en elle-même, à dissuader l’ensemble des Gilets jaunes de se rendre aux manifestations et à l’interdire formellement aux prévenus. En cela, la réponse pénale constitue le prolongement du traitement policier de la contestation sociale. Pour reprendre les mots d’un procureur en début d’audience où 7 prévenus GJ ont été jugés, il s’agissait d’une "audience à message". Là où ce dernier y voit un message judiciaire s’adressant à des "délinquants", l’étude des caractéristiques de ces procès spécifiques révèle des discours moraux fondés sur la conservation de l’ordre public et social, et une forme de réponse politique envers les manifestants »[3]. Par « réponse politique », il faut entendre ici violence symbolique, qui fait ici coup double : l’assimilation de la contestation politique à la délinquance[4] ; la condamnation implicite (et qui doit être admise par tous) de la délinquance, c’est-à-dire du non-respect de la Loi. En d’autres termes, ceux qui prennent symboliquement le plus de coups, ce sont les plus pauvres (tout en bas de la hiérarchie sociale) et ceux (parfois les mêmes) qui ont affaire à la Justice (délinquants/militants)[5]. Ils subissent ainsi différentes formes de sévices corporels (coups, enfermement en prison, etc.) et de stigmatisations (enfermement dans une catégorie sociale ou morale connotée négativement, comme « casseur » ou « délinquant », les parias actuels de l’État).
[Ce petit texte devait figurer en annexe du chapitre 5 ("Mythes inégalitaires [ou la méconnaissance du pouvoir symbolique]") de mon livre Combattre la domination. De la démystification à l'émancipation (en libre téléchargement sur z-library)]
[1] Jérémy Rubenstein, Terreur et séduction. Une histoire de la doctrine de la « guerre révolutionnaire », La Découverte, 2022.
[2] Citations suivantes, ibid., p. 44-45 & p. 263-264.
[3] Mattéo Giouse, « Le jugement des Gilets jaunes en comparution immédiate : moraliser, punir et démobiliser », dans Sophie Béroud et al. (dir.), Sur le terrain avec les Gilets jaunes. Approche interdisciplinaire du mouvement en France et en Belgique, PUL, 2022, p. 237.
[4] Les militants politiques ont parfois obtenu la reconnaissance de leur statut spécifique et ont eu des droits et des conditions de détention un peu moins dégradantes. Il y a une considération meilleure pour ces prévenus et on retrouve souvent dans les déclarations des militants le désir de ne pas être traités comme de simples « délinquants », contribuant ainsi à la délégitimation des actes « délinquants ».
[5] Dans tous les cas, on applique la Loi au détriment de la justice (sociale), tous étant en effet victimes d’un système social qui ne leur permet pas de vivre dignement et les contraint de braver la Loi pour réparer cette injustice sociale.